Le château intérieur : une image pour comprendre la pensée de Jung
Conscience et traditions


Pour y accéder, il faut gravir un long escalier.
Chaque marche représente une étape de votre existence.
Votre enfance.
Votre éducation.
Les paroles de vos parents.
Les croyances de votre famille.
Les joies.
Les blessures.
Les réussites.
Les échecs.
Au fil des années, toutes ces expériences construisent peu à peu celui que vous croyez être. Lorsque vous franchissez la porte du château, vous découvrez une grande salle.
Cette salle représente votre conscience.
C'est ici que vous vivez au quotidien.
C'est ici que vous pensez vous connaître.
C'est ici que vous présentez au monde l'image que vous souhaitez montrer.
Carl Gustav Jung appelait cette image la Persona.
Elle est utile. Elle nous permet de vivre en société. Mais elle ne représente qu'une partie de nous-mêmes.
En observant cette grande salle, vous remarquez deux escaliers.
Le premier descend profondément sous le château.
Il conduit vers les anciennes caves, les oubliettes.
Pourquoi des oubliettes ?
Parce que nous y avons enfermé ce que nous ne voulions plus voir.
Des peurs.
Des blessures.
Des humiliations.
Des traumatismes.
Des émotions que nous avons dû cacher pour continuer à avancer.
Tout cela n'a pas disparu.
Tout cela continue souvent d'agir dans l'ombre.
Jung appelait cette partie de nous l'Ombre.
Beaucoup de nos réactions, de nos peurs ou de nos conflits prennent naissance dans ces profondeurs que nous préférons ignorer.
Le second escalier, lui, monte vers les étages supérieurs du château.
À chaque niveau, la lumière devient un peu plus présente.
Mais il existe une condition.
Nous ne pouvons pas monter durablement vers la lumière en laissant les portes des oubliettes définitivement fermées.
Chaque fois que nous acceptons de descendre reconnaître une peur, une souffrance ou un ancien rôle que nous avons joué, nous remontons un peu plus libres.
Ce mouvement de descente puis de remontée constitue l'un des fondements de la pensée de Jung.
Il ne s'agit pas de vivre dans le passé.
Il s'agit de reconnaître ce qui continue d'agir en nous sans que nous en ayons conscience.
C'est ce chemin que Jung appelait l'individuation.
Un chemin qui ne consiste pas à devenir quelqu'un d'autre.
Mais à devenir davantage soi-même.
Au cours de ma pratique et de mes recherches, j'ai également compris qu'il existe différentes façons d'aborder la souffrance.
Certaines approches permettent d'apaiser un symptôme, de diminuer une angoisse ou de retrouver un mieux-être. Elles peuvent être précieuses et apporter un réel soulagement.
D'autres démarches invitent à aller plus loin.
Elles cherchent à comprendre ce qui, dans notre histoire, continue de produire cette souffrance.
Ce n'est plus seulement une recherche de confort.
C'est une recherche de transformation.
Pour Jung, le véritable changement ne consiste pas uniquement à faire disparaître un symptôme.
Il consiste à élargir notre conscience.
À reconnaître nos mécanismes inconscients.
À comprendre les rôles que nous jouons.
À rencontrer notre Ombre.
À intégrer peu à peu les différentes parties de notre personnalité.
Alors seulement, les conflits intérieurs commencent à s'apaiser.
Non parce qu'ils ont été supprimés.
Mais parce qu'ils ont été compris.
C'est cette vision qui a profondément changé ma manière de regarder l'être humain.
Je ne cherche plus à donner des réponses toutes faites.
Je préfère partager des pistes de réflexion.
Car une véritable prise de conscience ne peut jamais être imposée.
Elle naît toujours de l'intérieur.
Si cette image du château vous parle, si vous souhaitez découvrir plus en profondeur la Persona, l'Ombre, les projections, les archétypes, les rêves et le chemin d'individuation, je vous invite à découvrir mon ebook consacré à la pensée de Carl Gustav Jung.
Peut-être vous donnera-t-il, à votre tour, l'envie d'explorer votre propre château intérieur.
Imaginez un instant que votre vie ressemble à un immense château.
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