fonctionnel
Le rééquilibrage
J’ai été formé pendant trois années auprès de Georges Bergoz, ostéopathe D.O., qui enseignait alors en Suisse, notamment à Rolle, Lausanne et Ferney-Voltaire, au sein de l’Institut Supérieur de Reboutement.
Aujourd’hui installé en Haute-Loire, à Saint-Georges-Lagricol, Georges Bergoz est à l’origine de l’École des Guérisseurs, où il poursuit son travail de transmission autour du reboutement et du magnétisme.
Ce fut pour moi une belle rencontre. Georges est une personne ancrée, avec beaucoup de charisme, sérieuse et profondément attachée à la transmission de son expérience. J’ai particulièrement apprécié la structure de son enseignement et sa manière de transmettre avec beaucoup de pédagogie une pratique qui constitue une véritable passion pour lui.
À ses côtés, j’ai étudié différents aspects du travail corporel.
Le tendino-musculaire
J’ai notamment approfondi l’anatomie du système musculaire, les nerfs rachidiens et leurs rôles, ainsi que les tendons et les ligaments.
La structure
J’ai étudié la structure osseuse et notamment le fonctionnement du bassin et des articulations sacro-iliaques, ainsi que les différentes contraintes pouvant influencer l’équilibre général du corps.
J’ai également travaillé sur les torsions physiologiques des régions lombaire, dorsale et cervicale, ainsi que sur le crânien.
Le viscéral
Une autre partie de cet enseignement concernait l'approche viscérale : la localisation et la perception des différents viscères par le toucher, notamment l’estomac, le pancréas, le foie, le duodénum et l’intestin grêle.
J’ai appris à travailler sur les restrictions et les adhérences, ainsi qu’à relâcher certaines tensions, notamment au niveau du diaphragme.
Cette formation m’a également permis de dépasser certaines croyances limitantes que j’avais sur mes propres capacités. Je ne pensais pas, à l’époque, être capable d’aller aussi loin dans l’apprentissage et d’acquérir toutes ces connaissances. Cette expérience m’a ouvert des possibilités que je n’imaginais pas pour moi-même et m’a progressivement amené à dépasser les limites que je m’étais fixées.
Elle m’a surtout donné la possibilité de mettre ces connaissances au service de personnes confrontées à des douleurs ou à des restrictions physiques persistantes.
Cette expérience a également constitué pour moi un véritable prolongement de mon parcours dans le Tai Chi Chuan et le Qi Gong.
Elle m’a permis de mieux comprendre, par l’expérience corporelle, ce que les traditions chinoises désignent notamment par la notion de méridien.
J’ai progressivement appris à ne pas regarder le corps uniquement avec les connaissances et les représentations de l’intellect moderne, mais aussi à retrouver une forme d’observation plus globale du corps, inspirée de la pensée et de la pratique corporelle chinoises traditionnelles.
Avec plus de quinze années de pratique, j’ai ensuite développé et affiné mes propres techniques. J’utilise notamment les ventouses lorsque cela me paraît pertinent pour travailler certaines restrictions fonctionnelles, puis le travail manuel vient prendre le relais.
D’autres connaissances sont venues compléter ce parcours
Au fil des années, d’autres lectures sont également venues enrichir ma compréhension du corps. Parmi elles, un ouvrage de Jacques R. Gesret, Acupuncture et ostéopathie, vérités neurophysiologiques, que j’avais acheté il y a déjà de nombreuses années.
À l’époque, je l’avais lu sans réellement en comprendre toute la portée. Avec l’expérience et les années de pratique, certaines notions sont devenues beaucoup plus concrètes pour moi, notamment celles qui concernent les dermatomes, les territoires nerveux et les relations neurophysiologiques entre différentes régions du corps.
Ce que je découvrais dans cet ouvrage faisait progressivement écho à ce que j’observais moi-même dans ma pratique. Certaines douleurs ou restrictions ne me semblaient plus pouvoir être considérées uniquement à l’endroit où elles se manifestaient. Il devenait important pour moi de regarder le corps dans son ensemble, d'observer les relations entre les différentes structures et de rechercher les continuités plutôt que de considérer chaque zone séparément.
Ces connaissances sont venues compléter ce que j’avais appris auprès de Georges Bergoz et se sont ensuite mises en dialogue, dans ma pratique, avec mon expérience des chaînes musculaires et ma connaissance des méridiens issus de la tradition chinoise.
C’est ainsi que ma compréhension du rééquilibrage fonctionnel s’est construite progressivement : par les formations reçues, les lectures, l’observation et surtout par les nombreuses années de pratique.
1 - Mon parcours
1- Quand les méridiens rencontrent les chaînes musculaires
Lorsque j’ai commencé à pratiquer, je testais systématiquement les bassins. Je constatais que, chez beaucoup de personnes, le bassin présentait un déséquilibre, avec notamment une postériorisation d’un côté ou de l’autre. Ces déséquilibres s’accompagnaient souvent de tensions dans le dos, des lombaires jusqu’aux cervicales, et je pouvais également observer des torsions de la colonne vertébrale.
J’ai d’abord appliqué les techniques que j’avais apprises auprès de Georges Bergoz. Puis, assez rapidement, j’ai commencé à utiliser les ventouses sur les chaînes musculaires décrites par Françoise Mézières. C’est à travers cette pratique que j’ai progressivement pris conscience d’un rapprochement avec ce que la tradition chinoise décrit comme le méridien de la Vessie.
Deux univers qui, au premier regard, semblent très différents :
les chaînes musculaires décrites par Françoise Mézières ;
les méridiens de la médecine traditionnelle chinoise.
Pourtant, dans ma pratique, j’ai commencé à observer des correspondances entre les deux.
L’un décrit le corps à travers l’anatomie, les muscles, les fascias et les différentes tensions qui peuvent s’organiser dans le corps.
L’autre parle de Qi, de circulation et de trajets énergétiques.
Au fil des années, j’ai ainsi développé ma propre compréhension : deux façons différentes de regarder le corps peuvent parfois mettre en évidence une même continuité fonctionnelle.
2 - Les chaînes musculaires : une organisation globale du corps
Les travaux de Françoise Mézières m’ont particulièrement intéressé parce qu’ils permettent de considérer le corps dans sa globalité. Les muscles ne fonctionnent pas de manière totalement indépendante les uns des autres : une tension ou une restriction à un endroit peut entraîner des adaptations et des compensations ailleurs.
La chaîne postérieure en est un bon exemple. Elle met notamment en relation :
les muscles paravertébraux ;
les muscles dorsaux ;
les fessiers ;
les ischio-jambiers ;
les mollets ;
jusqu’au fascia plantaire.
Lorsque cette continuité est mise en tension, les répercussions peuvent se faire sentir à différents niveaux : bassin, colonne, épaules, cervicales et, dans certaines situations, jusqu’au crâne.
C’est ce que j’observe dans ma pratique : un déséquilibre du bassin peut entraîner toute une succession de compensations qui se prolongent vers le haut du corps.
3 - Les méridiens : une autre façon de lire le corps
Les méridiens ne sont pas des muscles. Ils appartiennent à la représentation traditionnelle chinoise du corps et constituent des trajets à travers lesquels la médecine traditionnelle chinoise décrit notamment la circulation du Qi.
Le méridien de la Vessie, par exemple, suit un trajet qui parcourt une grande partie de la face postérieure du corps, depuis la tête et le crâne jusqu'au dos, aux lombaires, aux fessiers, aux membres inférieurs et au pied.
Lorsque je travaille certaines de ces zones avec les ventouses, je retrouve des continuités qui me font penser aux chaînes musculaires que j’ai étudiées.
C’est ainsi que, progressivement, j’ai commencé à faire le lien entre ces deux approches.
4 - Ce que j’ai observé dans ma pratique
Au fil des années, j’ai constaté que le travail sur une zone pouvait avoir des répercussions bien au-delà de l’endroit où je l’effectuais.
Par exemple, lorsque certaines tensions de la chaîne postérieure se relâchent, je peux observer une modification des appuis et une évolution de l’équilibre du bassin.
De la même manière, un déséquilibre du bassin peut entraîner des adaptations qui remontent progressivement vers le dos, les cervicales et la tête.
Certaines personnes arrivent ainsi avec des tensions importantes dans le dos ou les cervicales, accompagnées de maux de tête. Dans ma pratique, il m’arrive de constater qu’en travaillant sur l’équilibre du bassin et sur les différentes tensions qui se sont installées le long de cette continuité corporelle, ces manifestations peuvent évoluer.
J’ai également observé des situations dans lesquelles un déséquilibre du bassin semble s’accompagner d’une modification de l’équilibre général de la tête et du visage. C’est notamment ce qui m’a amené à m’intéresser aux relations entre le bassin, la colonne et le crâne.
Je ne considère pas ces observations comme une vérité médicale générale, mais comme le fruit de nombreuses années d’observation et de pratique du corps.
5 - Deux façons de regarder une même continuité
C’est finalement cette expérience qui m’a amené à rapprocher les chaînes musculaires et les méridiens.
La tradition chinoise parle de Qi et de méridiens.
L’approche corporelle occidentale parle davantage de muscles, de fascias, de tensions et de chaînes fonctionnelles.
Ces deux langages ne décrivent pas nécessairement les choses de la même manière. Mais dans ma pratique, j’ai trouvé intéressant de les mettre en dialogue.
C’est à partir de là que s’est construite ma propre compréhension du corps : chercher les continuités plutôt que considérer chaque douleur ou chaque tension comme un phénomène isolé.
6 - Le rééquilibrage fonctionnel : une approche globale
Mon travail consiste à rechercher les déséquilibres et les restrictions qui peuvent perturber l’organisation générale du corps, puis à travailler sur les différentes continuités qui les accompagnent.
J’utilise notamment :
le travail manuel ;
les chaînes musculaires ;
les ventouses ;
ma connaissance des méridiens ;
la respiration ;
certains exercices corporels ;
et l’écoute des réactions du corps.
Le rééquilibrage fonctionnel n’est donc pas, pour moi, une technique unique.
C’est une manière de regarder le corps comme un ensemble, où les différentes parties sont en relation les unes avec les autres.
Un déséquilibre local peut avoir des répercussions à distance. À l’inverse, travailler sur une autre partie du corps peut parfois permettre de retrouver davantage d’équilibre là où la gêne s’exprime.
7 - Conclusion : une compréhension construite par l’expérience
Avec les années, j’ai progressivement réuni différentes influences qui ont nourri ma manière de travailler : le reboutement, les chaînes musculaires, la médecine traditionnelle chinoise, le Tai Chi Chuan et le Qi Gong.
Je ne cherche pas à les confondre ni à prétendre qu’ils décrivent exactement la même chose. Ils viennent de traditions et de conceptions différentes du corps.
Mais leur rencontre m’a permis de développer ma propre façon de comprendre le mouvement, les tensions, les compensations et les déséquilibres.
C’est de cette rencontre et de cette expérience qu’est né le rééquilibrage fonctionnel que je pratique aujourd’hui.
2- Ma compréhension du corps


La plupart des personnes que je reçois viennent pour des douleurs ou des tensions au niveau du dos : lombaires, dorsales ou cervicales.
Mais une séance ne se limite pas à l’endroit où la douleur se manifeste. Même lorsque la personne vient pour une douleur précise, je commence par observer le corps dans son ensemble, notamment l’équilibre du bassin et les différentes tensions qui peuvent s’être installées.
1 - Accueil et écoute
Lorsque je reçois une personne, je commence par prendre le temps de l’écouter.
Je lui demande :
pourquoi elle vient me consulter ;
où se situe la douleur ou la gêne ;
depuis quand elle est présente et dans quelles circonstances elle apparaît ;
si elle a subi une opération ou un traumatisme ;
quels traitements ou accompagnements elle a déjà reçus, notamment en kinésithérapie ou en ostéopathie.
J’observe également sa posture et sa façon de marcher.
Cette première étape me permet de mieux comprendre la personne et de mettre en relation ce qu’elle ressent avec ce que j’observe dans son corps.
2 - Observer et rechercher les déséquilibres
Je poursuis ensuite par différents tests et observations.
Je regarde notamment :
l’équilibre du bassin ;
les appuis et la longueur apparente des jambes ;
les éventuelles torsions de la colonne ;
les adaptations de la posture ;
les tensions qui peuvent accompagner ces déséquilibres.
Le bassin occupe une place importante dans ma façon de travailler. Lorsqu’il présente un déséquilibre, celui-ci peut entraîner différentes adaptations dans le reste du corps.
Mon objectif est donc de ne pas travailler uniquement sur l'endroit où la personne ressent sa douleur, mais de rechercher ce qui peut contribuer à l’entretenir ou à la provoquer.
3 - Le travail manuel
Je commence ensuite le travail manuel.
Selon ce que j’ai observé, je peux utiliser différentes techniques de pressions et de relâchement afin de diminuer certaines tensions.
Je travaille notamment sur :
les tensions musculaires ;
les fascias ;
les attaches et les zones de tension autour du bassin ;
les tensions cervicales et sous-occipitales ;
les différentes continuités musculaires impliquées dans le déséquilibre observé.
Le travail se fait progressivement, en restant à l’écoute des réactions du corps.
4 - Les ventouses : travailler sur la chaîne postérieure
Lorsque cela me paraît pertinent, j’utilise également les ventouses.
Elles me permettent de travailler sur certaines zones de tension et sur la continuité de la chaîne musculaire postérieure.
Dans ma pratique, je mets également ce travail en relation avec le trajet du méridien de la Vessie, que j’ai évoqué dans la partie précédente.
Les ventouses peuvent ainsi accompagner le relâchement des tissus et des tensions qui se sont installées le long de cette continuité.
5 - La fin de séance
À la fin de la séance, je peux proposer à la personne quelques exercices adaptés à sa situation.
Ils peuvent avoir pour objectif de l'aider à prendre conscience de ses appuis, de sa posture ou de certaines tensions, et à prolonger le travail effectué pendant la séance.
Chaque personne étant différente, les exercices proposés sont adaptés à ce que j’ai observé et à ce qu’elle ressent.
6 - Retrouver un meilleur équilibre
Le travail manuel et, lorsque cela est indiqué, l’utilisation des ventouses, constituent les principaux outils que j’utilise pour accompagner le rééquilibrage du corps.
Le bassin occupe une place centrale dans cette recherche d’équilibre. Lorsqu’il retrouve une organisation plus harmonieuse, cela peut permettre au reste du corps de retrouver davantage de liberté et de cohérence dans ses appuis et ses mouvements.
Pour moi, le bassin constitue l’une des bases de l’équilibre général du corps.
C’est à partir de cette recherche d’équilibre que je construis mon travail de rééquilibrage fonctionnel.
3 - Comment se déroule une séance
4 - Pour quel motif consulter ?
Le rééquilibrage fonctionnel s’adresse aux personnes qui souhaitent travailler sur différents types de tensions, de déséquilibres ou de restrictions de mobilité.
Ma pratique s’articule principalement autour de trois domaines : la structure, le tendino-musculaire et le viscéral.
Structure
Je travaille notamment sur les déséquilibres du bassin et leurs répercussions sur l’organisation générale du corps, ainsi que sur certaines raideurs et limitations de mobilité.
Cela concerne notamment :
les douleurs lombaires, dorsales et cervicales ;
les déséquilibres du bassin ;
certaines douleurs articulaires ;
les restrictions de mobilité ;
les suites de certains traumatismes ou entorses ;
les tensions pouvant accompagner une hernie discale ou une sciatique.
Tendino-musculaire
Je peux également accompagner différentes tensions ou gênes touchant les muscles, les tendons et les articulations :
épaules et coiffe des rotateurs ;
coudes et poignets ;
genoux ;
tendinites et tensions musculaires ;
raideurs et restrictions de mouvement ;
sciatiques et cruralgies.
Crânien
Lorsque des tensions remontent vers les cervicales et le crâne, je peux également travailler sur les tensions de cette région, notamment au niveau sous-occipital et de la face.
Certaines personnes viennent ainsi pour des maux de tête ou des tensions crâniennes. Dans ma pratique, je recherche alors également les déséquilibres et les tensions qui peuvent se trouver plus bas dans le corps, notamment au niveau du bassin et de la colonne.
Viscéral
Enfin, mon approche comprend également un travail viscéral, notamment lorsque je rencontre des tensions ou des restrictions dans cette région.
Je peux notamment travailler autour :
du diaphragme ;
de l’estomac ;
du pancréas ;
du duodénum ;
de l’intestin grêle ;
et plus largement de certaines tensions ou adhérences abdominales.
Chaque personne est différente. Je commence donc toujours par écouter ce qu’elle ressent et par observer son organisation corporelle avant de déterminer les zones sur lesquelles je vais travailler.
Le rééquilibrage fonctionnel ne remplace pas un diagnostic ou un suivi médical lorsque celui-ci est nécessaire. Il s’inscrit dans une démarche corporelle complémentaire, fondée sur mon expérience et ma pratique du rééquilibrage.
5 - Où me consulter
En Charente : Les Houillères - 132 rue de l'ancienne école - 16110 Rivières
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ADRESSE
Les Houillères - 132 rue de l'ancienne école 16110 Rivières
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